15 mai

mercredi 15 mai

 05 月 15 日(水)

teinture tomita
et sakura tram

Au cœur de la capitale nippone subsiste un atelier dénommé Tomita Sen-Kogei qui perpétue les techniques de teinture traditionnelles japonaises.

Fondé en 1882 dans le quartier tokyoïte d’Asakusa, cet atelier est spécialisé dans la teinture des tissus de kimono, et particulièrement dans la teinture d’edo-komon, kimono à motifs délicats teint à l’aide de techniques d’une grande finesse et anciennement porté par les seigneurs de l’ère Edo (1603-1868). Installé depuis 1919 dans le quartier de Waseda, l’atelier n’a jamais cessé de faire évoluer ses techniques de teinture et de diversifier ses activités de confection pour adapter ses produits au style de vie moderne, tout en respectant les techniques traditionnelles et pluriséculaires.

Disposant de quelque 120 000 Ise katagami*, l’atelier a lancé en 2012 sa marque SARAKICHI, laquelle propose des articles ornés de motifs extrêmement délicats qui témoignent du raffinement des techniques de teinture habituellement appliquées aux kimonos edo-komon.

* L’Ise katagami est un pochoir d’artisanat traditionnel japonais qui comporte des motifs délicats découpés à la main par des artisans qualifiés. L’Ise katagami a été désigné comme un bien culturel immatériel important du Japon.

C’est cet atelier que je vais visiter aujourd’hui, le musée de la teinture tomita.

Pour cela, je vais prendre la sakura line, dernière ligne de tramway de Tōkyō. Elle fait environ 12km, en demi-boucle au nord de Tokyo et compte 30 stations, de Waseda (à l’ouest) à Minowabashi (à l’est). Et pour pouvoir descendre et remonter à volonté, j’achète un TOEI one day pass.

Je commence par aller à pied de chez Louise et Taiga jusqu’à la station Koshinzuka. Et de là, le sakura tram me mène jusqu’à la station Waseda, le terminus de la ligne. Le musée n’est pas loin et on me laisse librement circuler dans les locaux. Je remarque un bon nombre de vieilles machines et aussi des tiroirs contenant les fameux Ise katagami.

Je reprends ensuite le sakura tram jusqu’à la station Toden Zōshigaya. Je descends pour rejoindre le magnifique temple kijimojin-do et son ginkgo de 600 ans (que je n’ai pas vu). Et en revenant vers la station, c’est le cimetière Zōshigaya qui se présente : c’est celui où est enterré l’écrivain Natsume Sōseki.

De cette station, je vais jusqu’à la station Oji-ekimae qui jouxte le parc Asukayama.

Comme il est déjà 12h30, je me dirige à pied vers un restaurant de ramen : le King Saimen (qui est réputé je crois). Il faut faire un peu la queue pour entrer car le restaurant ne peut accueillir que 10 personnes à la fois. Et effectivement, les ramen sont excellents.

Je reviens ensuite vers le parc Asukayama et je prends le monorail Ascargo pour monter très vite en haut (lorsque j’y étais allé la dernière fois, en 2022, j’avais fait la montée à pied). Il y a quelques parterres bien fournis, sinon c’est plutôt la verdure des feuilles des arbres qui domine. Je me balade donc tranquillement dans le parc avant de reprendre Ascargo pour redescendre.

Pas très loin, on trouve le musée des billets de banque et des timbres qui présente de nombreux spécimens de diverses époques et régions du monde.

Je reviens alors vers la station Oji-ekimae et le sakura tram qui va me conduire jusqu’à la station Koshinzuka.

Fini mon périple. Je rentre en une vingtaine de minutes chez Louise et Taiga. Je m’y repose un peu (j’ai tout de même marché environ 11km) et je prépare mon sac à dos pour les 3 nuits à l’APA Hotel Itabashi Ekimae. C’est pour laisser Louise et Taiga un peu tranquilles.

Je m’installe dans ma chambre et je m’achète de quoi grignoter avant de me mettre au site.

C’est d’ailleurs fait !

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