23 mai







05 月 23 日(木)
niigata 3
Le site de Niigata est habité depuis la période Jōmon (dont je reparlerai lorsque j’irai à Aomori). Selon le Nihonshoki, une forteresse y a été construite vers 647. Cependant la ville de Niigata ne commence à se développer qu’au XVIe siècle, lorsqu’un port y est construit.
C’est en 1564 que l’on trouve la première mention du nom de Niigata pour désigner la ville portuaire à l’embouchure de la Shinano. La province d’Echigo (ancien nom de la région de Niigata) doit notamment son essor aux prouesses militaires de Uesugi Kenshin.
Niigata prospère et est l’une des cinq villes à être ouvertes au commerce international à la suite du traité d’Amitié et de Commerce signé avec les États-Unis, en 1858. Dès 1858, à la fin du Bakufu, la ville est désignée pour devenir un port franc, mais la profondeur des eaux du port étant insuffisante, elle ne s’est effectivement ouverte au commerce avec l’étranger qu’en 1869.
En 1886, le premier pont Bandai est construit sur le fleuve Shinano pour relier Niigata sur la rive gauche de la rivière à Nuttari sur la rive droite, et est depuis le centre de Niigata et de son agglomération. Cet édifice de bois mesurait alors 723 m de longueur, le pont le plus long du Japon pour l’époque. L’actuel pont qui est devenu un des symboles de la ville a été construit en 1929, ses six arches enjambent le fleuve sur une longueur de 306,9 mètres.
Je me propose donc pour cette dernière journée bien ensoleillée, de longer la rivière Shinano jusqu’à l’embouchure, de la traverser grâce à un tunnel et de longer dans l’autre sens jusqu’au centre ville.
Je commence ma longue marche (ça fera 18km aujourd’hui). Je croise quelques beaux rosiers, assiste au départ d’un ferry, puis vais visiter le Musée d’Histoire de Niigata. Bien sûr presque tout est écrit en japonais, mais je suis à peu près l’histoire de la ville, depuis les marécages jusqu’aux îles pour traiter le saumon en passant par le développement des rizières.
Continuant de longer le Shinano, courte visite au sanctuaire minatoinari avec ses nombreux animaux protecteurs.
De nombreuses maisons sur mon chemin, jusqu’à ce que j’arrive à la Irifune Minato Tower, point de départ du tunnel qui permet de traverse la rivière Shinano rapidement d’une rive à l’autre.
Moi, je fais la traversée à pied (environ 15 minutes), pas trop difficile mais un peu monotone. Ouf ! Un joli banc m’attend à l’arrivée.
Je sors sur la rive Est par la Yamanoshita Minato Tower. Et me voici dans un long chemin jusqu’au port (47 minutes). J’arrive finalement au Minato Market Pier Bandai. C’est un endroit assez animé, même en semaine, avec 2 grosses grandes surfaces de produits frais : produits de la mer, légumes, fruits. Beaucoup de gens viennent y faire leurs courses. On peut aussi s’y acheter de quoi manger et déguster directement sur une terrasse avec des tables abritées par des grands parasols. Je ne peux pas prendre en photo les personnes qui s’y trouvent. Mais je trouve un coin pour moi et mon repas tout fruit. Délicieux. Et ça a fait une bonne pause après les 2 longues marches le long des rives.
Encore 18 minutes de marche en direction de Nuttari Terrace Shopping Street. (Nuttari est l’ancien nom de ce côté de la rive).
C’est une jolie petite rue, pas très longue, avec des magasins tenus par de jeunes personnes. Mais pas grand monde comme clientèle. Ce doit être parce qu’on est en semaine, parce que j’ai vu des photos où cette rue est bondée.
Il est maintenant l’heure de rentrer à l’hôtel (encore une bonne trentaine de minutes).
Je récupère mon sac à dos puis je prends un bus pour aller jusqu’à la gare. De là, un shinkansen me fait rentrer à Omiya. Je dis adieu aux rizières.
à Omiya, tout le monde est bien en rang pour attendre le train de la Saikyo line. Et je me retrouve à Itabashi, puis chez Louise et Taiga.
Et, un peu plus tard, vers 21 heures, on va déguster des curry pas très loin de chez eux.
Puis on rentre. Bientôt l’heure d’aller se coucher. Demain, je pars pour Aomori.