28 mai

mardi 28 mai

 05 月 28 日(火)

cimetière de kodaira
tombe de ARIYOSHI sawako

Aujourd’hui, je veux aller essayer de trouver la tombe de l’écrivaine japonaise Sawako ARIYOSHI, née à  Wakayama en 1931 et morte à Tōkyō en1984

Elle est à peine âgée de 6 ans quand ses parents quittent le Japon pour s’installer à Jakarta, en Indonésie. La famille y vit jusqu’à ce qu’elle déménage à Tōkyō en 1941.

Entre 1949 et 1952, Sawako Ariyoshi étudie la littérature et le théâtre à la Tōkyō Woman’s Christian University, où elle obtient ses diplômes. En 1959, elle se rend à New York pour étudier au Sarah Lawrence College.

Elle a très tôt connu un immense succès avec des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre qui traitent souvent de la condition féminine. « Les Dames de Kimoto » (1959), son roman le plus connu en France, est une fresque sociale du Japon de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1950, racontée à travers le destin de plusieurs générations de femmes. « Le Miroir des courtisanes » (1965) se penche avec sensibilité sur l’univers secret des geishas.

On l’a beaucoup comparée, au Japon, à Simone de Beauvoir qu’elle admirait sans réserve.

Au Japon, plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma et à la télévision.

J’ai trouvé sur internet que sa tombe est située au cimetière de Kodaira, à l’emplacement 25-12-15. Je vais donc jusqu’à Shinjuku puis prends la ligne Chuo jusqu’à la station Kokubunji. De là, longue marche à pied d’un peu plus d’une heure. Le temps est couvert mais j’ai la chance d’éviter la pluie. Sur toute la durée des 5 km de trajet, pas un seul banc pour s’asseoir, même aux arrêts de bus. Quelques plaques d’égout sont bien décorées : ça distrait.

Par chance, juste avant d’arriver au cimetière de Kodaira, 2 souriants feuteuils colorés en pierre me permettent de me reposer un peu.

Il y a aussi un minuscule sanctuaire.

Je trouve assez facilement le cimetière. Il est vraiment immense, très verdoyant. Il faut s’y retrouver. Heusement les blocs sont bien indiqués, et pour chaque boc, les rangées, et pour chaque rangée, le nombre de tombes.

Pour Sawako ARIYOSHI, c’est donc : bloc 25, rangée 12, quinzième tombe. Je la trouve, et c’est bien elle car j’avais une photo du monument. Je suis content d’avoir pu me recueillir devant la scépulture de cette écrivaine que j’aime beaucoup.

Je décide ensuite d’aller en train jusqu’au parc Sayama un peu plus loin. Encore beaucoup de verdure comme il se doit. Et après avoir gravi une bonne quantité de marches, on peut admirer le lac Tama.

Puis retour jusqu’à la gare de Tamako, direction Kokubunji, puis Shinjuku, puis Itabashi. Encore 14 km à pied aujourd’hui.

Il est 15h et je commence par une salade  composée et un dessert lacté à la mandarine (achetés dans un 7-Eleven) car je n’avais pas pris le temps de manger à midi.

Pour ce soir, ce sera un omuraisu (オムライス), une omelette retournée sur du riz assaisonné d’oignons, champignons et sauce tomate. C’est dans un restaurant tout proche de l’hôtel. Heureusement, car il se met à pleuvoir pas mal.

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